L’épopée de Jean-Jacques Annaud, « Wolf Totem », sort en Corée 11 ans après : un spectacle gigantesque de la nature, grâce à de vraies prises de vues avec des loups

Rencontre entre le réalisateur de « L’Amant » Jean-Jacques Annaud et le directeur musical James Horner, de « Avatar ».

L’épopée sauvage née de la ténacité d’un maître arrive enfin, après onze ans d’attente

Le film « Wolf Totem » [fourni par Contents Zone. Revente et base de données interdites]
Le film « Wolf Totem » [fourni par Contents Zone. Revente et base de données interdites]

L’arrogance de l’humanité et l’avertissement de la grande nature reflétés dans les yeux du loup. Une chorégraphie de meutes mongoles filmée pour de vrai, et qui refuse le recours aux images de synthèse (CG), emporte parfaitement l’écran.

La légende vivante du cinéma français, le réalisateur « Jean-Jacques Annaud », avec son ambitieux « Wolf Totem » (2015), s’invite enfin dans les salles de cinéma coréennes. Un retour à l’écran, monumental, rendu possible seulement onze ans après l’achèvement du film. Le distributeur, Contents Zone, a indiqué que, le 10, cette immense fête audiovisuelle ferait officiellement la rencontre du public.

Portée à l’écran à partir du best-seller mondial de même nom, écrit par le grand maître de l’école chinoise « Jiang Rong », l’œuvre prend pour toile de fond la période de la Révolution culturelle chinoise, secouée par les bouleversements de l’époque. « La prairie de Mongolie intérieure » : sur les traces de deux jeunes descendus vers la steppe, Tianqian (Feng Shaofeng) et Yang Ke (Dou Xiao), se déploie un récit de survie rude et sans fard, tel qu’il se vit au jour le jour.

Le souverain absolu de la prairie, qui moque les instruments de la civilisation (利器)

La caméra traque avec opiniâtreté la vie précaire des nomades, vierge de la saleté de la civilisation, et la force vitale originelle des meutes de loups qui dominent cette prairie. Le loup est un totem mystérieux, vénéré depuis l’âge primitif par les humains, et c’est aussi un prédateur cruel, capable de couper net le souffle. Grâce à cette double face glaciale, le film grave à l’écran toute la merveille de la grande nature.

À travers, en particulier, le regard de Tianqian, le film met en lumière la manière dont l’homme regarde le loup, puis la nature, en s’attaquant avec netteté à des questions de société, lourdes de sens : « la coexistence avec la nature » et « l’équilibre des écosystèmes ».

Le sommet du réalisme, une harmonie parfaite des maîtres

Le plaisir visuel est, sans conteste, écrasant. Le spectacle, à grande échelle, de la vaste steppe mongole coupe littéralement le souffle. Surtout, pour maximiser la vivacité, la mise en scène réaliste qui a été tournée en mobilisant directement de vrais loups mongols constitue un résultat directement issu de la passion artistique propre à Jean-Jacques Annaud.

La maîtrise du réalisateur, capable de prouver son sens exceptionnel de la mise en scène à travers de grands chefs-d’œuvre tels que « L’Amant » (1992), « Seven Years in Tibet » (1997) et « Enemy at the Gates » (2001), trouve son apogée en rencontrant la musique du défunt « James Horner » : une musique solennelle, qui avait déjà fait sensation et touché les âmes en raflant l’Académie avec « Titanic » (1997) et « Avatar » (2009), vient élever encore davantage, d’un cran, la tenue et la qualité du film.

이 배너는 쿠팡 파트너스 활동의 일환으로, 이에 따른 일정액의 수수료를 제공받습니다.

댓글 (0)

아직 댓글이 없습니다. 첫 댓글을 작성해보세요!

댓글 작성

×