![La mère de Vozinha agite le drapeau du Cap-Vert en tribunes [Getty Images/AFP=Yonhap]](https://cdn.www.cineplay.co.kr/w900/q75/article-images/2026-06-22/06839c33-9080-4585-b7c0-07f1942cc3fc.jpg)
« L’île des miracles », quand un pays de 600 000 habitants lance le coup d’envoi de la surprise de la « Coupe du monde 2026 »
« Si tous les joueurs y croient, tout ira bien. Levez la tête, allez sur le terrain et avancez vers l’objectif. Mes fils, battez-vous avec force et courage ! »
Il s’agit du message, profondément sincère, d’Anan (Ana) Cândida Évora, la mère du gardien de l’équipe nationale du « Cap-Vert », « Vozinha ». Ce petit État insulaire d’Afrique, fort de seulement 600 000 habitants, provoque depuis des jours une onde de choc sur l’ensemble du monde du football à l’occasion du « Championnat du monde de la FIFA 2026 en Amérique du Nord, centrale et Caraïbes ».
Après avoir, lors de la première journée de la phase de groupes, tenu l’invincible sélection espagnole en 0-0, ces hommes ont aussi créé l’exploit en neutralisant même un autre géant sud-américain, l’Uruguay, sur le score de 2-2. À l’instant même où le conte de fées d’une « qualification pour les huitièmes de finale » devient réalité. Et au cœur de ce récit, se tient le drame humain, poignant, forgé par Vozinha, le portier vétéran de 40 ans qui verrouille les arrières du Cap-Vert, ainsi que par sa mère, Évora.
![Vozinha répond aux acclamations du public [EPA=Yonhap]](https://cdn.www.cineplay.co.kr/w900/q75/article-images/2026-06-22/78327ebd-3226-45cf-8f76-c22cd4deed2e.jpg)
Une mère propulsée jusqu’à Miami malgré la « crise des visas », les larmes de « Vozinha » qui ont ému le monde entier
Évora a suivi de près, depuis un salon de tribunes, le duel du 22 (heure coréenne) au Miami Stadium de Floride, contre l’Uruguay, lors de la deuxième rencontre de la phase de groupes du groupe H. Vêtue d’une tenue de son fils où son nom et son numéro frappaient aux yeux, elle agitait avec vigueur le drapeau de la nation dans les tribunes : ces images ont fait le tour du monde grâce aux caméras du direct.
Mais pour que ces retrouvailles mère-fils, si pleines de suspense, puissent se produire, il a fallu parcourir un chemin digne d’un blockbuster. À l’origine, Évora n’avait pas pu assister sur place à la première rencontre historique contre l’Espagne, bloquée par un « retard de délivrance de visa » et par des difficultés financières. À ce moment-là, juste après le match contre l’Espagne, Vozinha avait confié : « Si mes grands-parents, qui nous ont quittés, avaient vu cette scène, ça aurait été vraiment merveilleux », laissant éclater des larmes brûlantes de regret pour l’absence de sa mère.
Ces larmes, empreintes d’une sincérité qui transperçait, ont bouleversé la poitrine des fans de football du monde entier. Avant le coup d’envoi du tournoi, le nombre d’abonnés de Vozinha sur ses « réseaux sociaux (SNS) » tournait autour de 50 000 personnes ; juste après le match contre l’Espagne, il a explosé du jour au lendemain jusqu’à 15 000 000. Quand l’histoire s’est largement répandue, le ministère américain des Affaires étrangères, la « FIFA », des responsables de tout premier rang de la vie politique américaine, ainsi que la fédération de football du Cap-Vert se sont mis à coordonner leurs efforts sans discontinuer. Résultat : Évora a obtenu son visa de manière spectaculaire. Elle a alors enchaîné un programme d’avion meurtrier de plus de 24 heures, et a foulé le sol de Miami la veille, à un jour près, du coup d’envoi face à l’Uruguay.
![Les joueurs du Cap-Vert fêtent après le but d’égalisation [AP=Yonhap]](https://cdn.www.cineplay.co.kr/w900/q75/article-images/2026-06-22/9e966ad0-1291-4109-a024-734f83a506c5.jpg)
Le dernier verrou avant les « éliminatoires », le plus grand match du Cap-Vert avant le duel contre l’Arabie saoudite
Porté par le soutien brûlant de sa mère, Vozinha a réalisé tout au long de la rencontre des arrêts extraordinaires. S’il a échoué à garder sa cage inviolée (zéro but encaissé), il a néanmoins préservé un précieux point grâce à une défense impeccable sur la fin du match face à l’offensive meurtrière de l’Uruguay, à la faveur d’un placement parfait et de réflexes quasi animaux. Devant sa maîtrise pour réduire intelligemment les angles de tir, les attaquants de classe mondiale de l’Uruguay ont dû, à chaque fois, baisser la tête.
La trajectoire du Cap-Vert, propulsé d’un coup au rang de meilleur outsider « de la Coupe du monde » en Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, constitue en soi une révolution tactique. Avec 2 points au compteur (2 nuls, 2 buts marqués), le Cap-Vert occupe la troisième place du groupe H, derrière l’Uruguay (2 points, 3 buts marqués). Selon l’issue du prochain ultime match contre l’Arabie saoudite, le Cap-Vert pourrait ériger un monument d’immortalité : la « qualification pour les éliminatoires » pour la toute première fois de son histoire du football national.
Avec, comme gigantesques ailes, les prières d’une mère si pressantes et l’enthousiasme des supporters de football du monde entier, Vozinha et l’équipe nationale du Cap-Vert. Reste à savoir s’ils pourront composer, une nouvelle fois, un drame sans scénario lors du dernier match de la phase de groupes : partout sur la planète, l’attention se concentre désormais sur la pelouse bleue de Miami.

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