« La paix ne se tait pas » : le Festival international du documentaire DMZ projettera 147 films à partir du 10 septembre

Le film d’ouverture sera « Haje », de la réalisatrice Hwang Yun, et celui de clôture « Che Guevara »… La cérémonie d’ouverture sera réduite en raison de la crise budgétaire du Gyeonggi

« Haje », film d’ouverture du Festival du film DMZ : l’avertissement de 147 documentaires venus de 52 pays

Une ouverture sobre le 10 septembre, avec « Che Guevara » en clôture, autour des enjeux de paix et de climat

La réalisatrice Hwang Yun présente son film lors de la conférence de presse du 18e Festival international du documentaire DMZ, organisée le 18 août au Chungmu Art Center Cinema, à Séoul. 2026.8.18
La réalisatrice Hwang Yun présente son film lors de la conférence de presse du 18e Festival international du documentaire DMZ, organisée le 18 août au Chungmu Art Center Cinema, à Séoul. 2026.8.18

Un témoignage puissant sur ce qui disparaît, qui interroge le sens de la paix

Le 18e Festival international du documentaire DMZ, qui entend sonder les vérités de son époque, ouvrira ses portes du 10 au 16 septembre avec un slogan tranchant : « La paix ne se tait pas ». Quelque 147 documentaires, sélectionnés dans 52 pays, seront projetés au Megabox Kintex et dans plusieurs autres lieux, dont le parc écologique de la paix d’Aegibong, pour transmettre aux spectateurs un message percutant.

Le film d’ouverture sera « Haje », de la réalisatrice Hwang Yun. Il met en lumière un petit village du Jeonbuk, dans la ville de Gunsan, qui disparaît progressivement des cartes sous l’effet de l’extension d’une base militaire américaine. Jang Byung-won, programmateur en chef, a salué une œuvre remarquable qui pose un regard fluide sur le dernier habitant, les militants locaux et l’écosystème qui entoure le village. La réalisatrice Hwang Yun a pour sa part expliqué qu’elle n’avait pu qu’archiver, en documentariste, ce village voué à disparaître dans les livres d’histoire, exposant clairement l’intention qui a présidé au projet.

Le film de clôture sera « Che Guevara : Les derniers compagnons », réalisé par le Français Christophe Dimitri Reveille. Oh Dong-jin, président exécutif du festival, a cité Che Guevara comme un symbole politique qu’il faut convoquer de nouveau à l’époque actuelle. Il a souligné que cette édition portait un esprit du temps plus progressiste et plus incisif que jamais.

Cette année, le festival privilégiera la qualité de son contenu plutôt que les apparats, dans le sillage de la « crise budgétaire » du Gyeonggi. La cérémonie d’ouverture a été volontairement réduite afin de se concentrer sur l’essentiel de la manifestation, notamment la projection du film d’ouverture et la rencontre avec la réalisatrice (GV). En revanche, les principaux programmes des compétitions nationale et internationale, ainsi que ceux des sections parallèles, seront maintenus intégralement, conformément au projet initial, afin de préserver la structure du festival.

Le festival proposera également une rétrospective spéciale réunissant 13 œuvres de l’artiste visuel palestinien Kamal Aljafari, ainsi qu’une section intitulée « Documentaire éco : désaccordons-nous ensemble », consacrée de front à la crise climatique, avec notamment « Le son des vagues » du réalisateur Hamaguchi Ryusuke. Ces rendez-vous offriront des regards variés et approfondis.

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