※ L’entretien avec l’acteur Gong Myeong autour de Nampyeondeul se poursuit après la première partie.

En particulier, l'apparence de la voiture de la clinique vétérinaire dans le film a suscité beaucoup de rires. Quel a été votre ressenti la première fois que vous l'avez vue ? Et la scène de drift avec ce véhicule était très marquante : comment vous y êtes‑vous préparé ?
C'était vraiment mignon. Le scénario décrivait d'ailleurs la voiture de la clinique vétérinaire avec une queue et des oreilles. Il y avait plusieurs options, et l'équipe artistique a conçu le véhicule sur une esthétique de doberman. Pour le drift, je ne l'ai pas fait moi‑même, mais je suis monté à côté pour ressentir la scène et nourrir mon jeu. À force de répétitions, j'ai compris ce que je devais faire et comment fonctionnerait la séquence.
Même au milieu des scènes d'action brutales, le regard « limpide et un peu détraqué » de l'acteur Gong Myeong ressort. Avez‑vous travaillé ce jeu d'expression de façon particulière, ou ce regard de folie vient‑il de vous naturellement ?
L'action de Min‑seok, contrairement à celle de Chung‑sik, ne repose pas vraiment sur le corps : j’ai donc privilégié le travail des expressions. Comme vous le dites, je voulais retrouver ce regard très clair, tout en y glissant quelque chose d’un peu fou — des yeux légèrement décalés. Des amis très proches m'ont contacté après avoir vu Nampyeondeul en me disant : « C'est totalement toi. » Je pense que ce sont peut‑être de courts moments où l'on me voit en train de jouer avec des amis.
La première apparition de Min‑seok est aussi marquante. Dès son entrée, il casse des noix à mains nues, et l'on comprend instantanément que c'est un personnage hors du commun.
Les grimpeurs ont une force de préhension incroyablement développée. Dans la construction du personnage de Min‑seok, il était prévu qu'il ait toujours des noix sur lui et qu'il les fasse rouler dans la main. En cassant une noix à mains nues, on montre ainsi que Min‑seok pratique l'escalade.

Le film Netflix Nampyeondeul réunit un casting séduisant de sept acteurs : Jin Seon‑gyu et Gong Myeong en tête, accompagnés de Kim Ji‑seok, Yoon Kyung‑ho, Kang Han‑na, Lee Da‑hee et Jeon So‑min. Qu'attendiez‑vous à mesure que cette formation se mettait en place ? Et comment s'est passée la collaboration avec Yoon Kyung‑ho, l'un des acteurs les plus en vue actuellement ?
J'ai été surpris en me demandant : « C'est cette personne qui va le faire ? » Pour moi, l'élément le plus important était le rôle de Si‑nae. Si‑nae est la personne qui a rencontré à la fois le mari actuel et l'ex‑mari, donc je me demandais qui l'incarnerait, et j'ai été ravi que Kang Han‑na accepte le rôle. Et quand j'ai appris que Yoon Kyung‑ho jouerait Yong‑gang, j'ai éclaté de rire. Dans le scénario, il était initialement décrit comme quelqu'un d'extrêmement athlétique. Mais comme il restait peu de temps, le scénario a été modifié (rire). Ce furent des moments pleins de surprises et d'amusement. Nous avons tourné après la sortie de Jombittal, et sur le plateau, il était si drôle qu’on aurait dit une vraie malle à histoires. Il nous a même présenté toutes sortes d'astuces pratiques pour la vie quotidienne.
Vous avez le plus souvent tourné avec Jin Seon‑gyu, mais vous avez aussi montré une belle alchimie avec Kim Ji‑seok, qui incarne Ma Do‑jun. Comment s'est passée votre collaboration avec Kim Ji‑seok ?
Ji‑seok m'a vraiment impressionné par son allure et m'a surpris. Le personnage de Do‑jun porte des vêtements voyants et des accessoires, il est fait pour se démarquer, mais Ji‑seok est naturellement très marquant. Je l'ai vu dans de nombreuses productions depuis mon enfance, et en le rencontrant en personne, je l'ai trouvé encore plus impressionnant. Il a préparé le rôle de Do‑jun avec beaucoup de passion. En le voyant, je me suis dit que je devais moi aussi travailler dur. Dès les lectures, il était venu avec plusieurs propositions et les a explorées.

Vous dites aimer les sports extrêmes. Quels sports pratiquez‑vous ? Et y a‑t‑il une discipline qui vous a plu davantage grâce à Nampyeondeul ?
J'ai beaucoup de loisirs dynamiques : plongée sous‑marine, ski nautique, snowboard, entre autres. Cette fois, j'ai essayé pour la première fois l'escalade et le parapente, et j'ai trouvé ça très amusant. L'escalade en salle se développe fortement aujourd'hui, et le fait de progresser d'un niveau à l'autre est gratifiant ; je comprends maintenant pourquoi tant de gens s'y mettent.
Que ce soit la série récemment achevée avec succès Eunmilhan Gamsa ou Nampyeondeul, on a l'impression que vous conservez une image douce tout en la rendant progressivement plus affirmée. Plutôt que de transformer radicalement votre image en une seule fois, on a l'impression que vous procédez par paliers.
Comme vous le dites, si mon image changeait du tout au tout, cela me mettrait sans doute moi‑même mal à l'aise ; j'aurais l'impression que mon corps et mon jeu ne collent pas. C'est pourquoi je choisis de faire évoluer mon image progressivement. Conjuguer l'image que le public apprécie et les choses que je sais bien faire pour montrer des facettes légèrement différentes, c'est sans doute ce que je peux faire de mieux. Peut‑être qu'avec le temps et une préparation accrue, j'oserai tenter un changement plus radical.

Depuis votre démobilisation, votre filmographie s'est considérablement enrichie. Vous avez enchaîné les projets — si vous deviez vous féliciter de votre parcours, que diriez‑vous ?
Je ne veux pas trop me vanter, mais pendant les 18 mois passés sous les drapeaux, j'ai beaucoup pris conscience de la valeur du travail et j'ai réalisé que c'est vraiment ce que j'aime. Après ma démobilisation, je m'étais promis de ne pas me reposer et de m'investir sérieusement dans des projets. Je pense que je n'ai pas perdu cet état d'esprit et que j'ai bien tenu cette promesse, et pour cela je veux me féliciter un peu. À l'avenir, j'espère garder toujours en tête ce mot « précieux » lorsque je choisirai mes projets.
Nampyeondeul est sorti le 19, mais quel message adresseriez‑vous aux spectateurs qui ne l'ont pas encore vu pour les encourager à le regarder ?
À mon sens, les comédies sont plus agréables à regarder à plusieurs. Partager le rire, échanger sur les scènes qui font mouche ou pas, c'est une part importante du plaisir. Si vous ne l'avez pas encore vu, ne le regardez pas seul : regardez‑le avec votre famille, des amis ou quelqu'un d'autre. Si vous devez vraiment le voir seul, il est quand même très drôle, alors prenez le temps de le découvrir. Et au‑delà de Jin Seon‑gyu et Gong Myeong, il y a tout un panel d'acteurs chevronnés : chacun d'eux offre un plaisir de visionnage, vous ne le regretterez sans doute pas.



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