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« Des spectateurs dansent, et voilà la fermeture ? » Le ministère de la Culture veut revoir les règles applicables aux clubs live… 80,2 milliards de wons prévus au budget de l’an prochain

Le débat s’ouvre sur la révision du règlement d’application de la loi sur l’hygiène alimentaire, à l’origine de fermetures de clubs live… Le budget de la musique populaire sera porté à 80,2 milliards de wons l’an prochain, tandis que les inquiétudes grandissent face au risque que le « FANOMENON » soit accaparé par les quatre grandes agences

Quatrième réunion de la section musique populaire du Comité consultatif des politiques culturelles et artistiques [fourni par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Revente et intégration dans des bases de données interdites]
Quatrième réunion de la section musique populaire du Comité consultatif des politiques culturelles et artistiques [fourni par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Revente et intégration dans des bases de données interdites]

Un secteur musical prisonnier de critères anachroniques : une refonte en profondeur de la « loi sur l’hygiène alimentaire » se profile

Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme a fini par s’attaquer à une réglementation absurde qui peut entraîner la fermeture d’un établissement simplement parce que des spectateurs se déhanchent au rythme de la musique. Le gouvernement a arrêté le budget de la musique populaire pour l’an prochain à 80,2 milliards de wons, soit une forte hausse de 38,5 % sur un an, et entend concentrer son action sur le renforcement de l’autonomie de l’ensemble du secteur et la correction des dispositifs réglementaires déraisonnables.

Le ministre de la Culture, Choi Hwi-young, a directement mis en cause les contradictions du « règlement d’application de la loi sur l’hygiène alimentaire » lors de la quatrième réunion de la section musique populaire du Comité consultatif des politiques culturelles et artistiques, organisée le 16 au Musée national d’art moderne et contemporain de Séoul. « À la lumière de cette affaire, nous porterons le débat sur les réglementations obsolètes et les clarifierons définitivement », a-t-il déclaré.

La controverse a éclaté au grand jour après qu’un « club live » de Busan a fait l’objet d’une sanction administrative de la part de l’arrondissement compétent, officiellement pour avoir laissé les spectateurs danser. La législation actuelle interdit purement et simplement de danser dans un établissement classé comme restaurant, dès lors qu’il est équipé d’installations sonores. Cette mesure visait initialement les établissements dits « bars d’ambiance », qui pratiquent des activités commerciales irrégulières. Mais elle a aussi placé les clubs live centrés sur les concerts sous le même régime, suscitant de vives critiques contre un exemple typique de bureaucratie déconnectée du terrain.

Shin Dae-chul, président de la Coopérative Barun Eumwon [fourni par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Revente et intégration dans des bases de données interdites]
Shin Dae-chul, président de la Coopérative Barun Eumwon [fourni par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Revente et intégration dans des bases de données interdites]

Les appels du terrain et la décision du gouvernement : « Nous ne laisserons pas passer le moment décisif »

Les représentants de la musique populaire réunis au sein du comité consultatif ont appelé avec insistance à corriger immédiatement une réglementation coupée des réalités.

Shin Dae-chul, président de la Coopérative Barun Eumwon, a rappelé que « lorsque le même problème avait éclaté par le passé, on s’était contenté d’un palliatif sous la forme d’ordonnances locales, tandis que la modification fondamentale des textes avait été laissée de côté ». « Puisqu’une seule ligne de loi suffirait à régler cette question, nous vous demandons de mettre en place des mesures rigoureuses pour empêcher toute récidive », a-t-il ajouté.

Le ministre Choi lui a répondu qu’il examinerait en profondeur, au sein du comité consultatif, les « réglementations de l’ombre » qui vont à rebours de leur époque afin de les mettre en conformité avec la réalité. « Maintenant que les problèmes laissés en suspens font l’objet d’un débat public, nous ne laisserons pas passer ce moment et nous procéderons à une véritable amélioration du dispositif », a-t-il assuré.

Le compositeur Yoon Il-sang [fourni par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Revente et intégration dans des bases de données interdites]
Le compositeur Yoon Il-sang [fourni par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. Revente et intégration dans des bases de données interdites]

Le dilemme du « FANOMENON 2027 » et le poids des 80,2 milliards de wons du « budget de la musique populaire »

La réunion s’est également poursuivie par un débat animé sur le festival mondial « FANOMENON 2027 », dont le lancement est prévu en décembre prochain. Le projet étant conçu sous la direction d’une coentreprise (JV) réunissant les quatre grandes agences du pays — HYBE, ainsi que SM, YG et JYP —, certains ont vivement alerté sur le risque de voir les obstacles à l’entrée se multiplier pour les agences de taille plus modeste.

Le compositeur Yoon Il-sang a souligné qu’« une limite structurelle semble se dessiner derrière le projet d’exécution : le reste du secteur, à l’exception des quatre grandes agences, risque d’être marginalisé ». Il s’est aussi inquiété de voir « une manifestation portée par le gouvernement être lancée à la hâte, sans procédure d’appel à projets transparente ».

Le ministre Choi a tenu à préciser que « ce festival n’est pas une initiative pilotée par l’État, mais un modèle de coopération entre les secteurs public et privé ». Il a toutefois adopté une position prudente, affirmant que le gouvernement « réfléchit sous différents angles au niveau et aux modalités de son intervention ».

Autre point central de la réunion : l’augmentation spectaculaire du « budget de la musique populaire » pour 2027. Le ministère de la Culture a inscrit 80,2 milliards de wons au budget de l’an prochain, contre 57,9 milliards cette année, soit une hausse de 38,5 %. Le ministre Choi a souligné qu’il s’agissait d’un taux « largement supérieur à la progression de 12,8 % du budget total de l’État et à la moyenne de 22,6 % du ministère de la Culture », y voyant « la traduction de la ferme volonté du gouvernement de bâtir un écosystème durable pour l’industrie de la musique populaire ».

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