Le parquet affirme que les accusations de « gestion par la sorcellerie » sont sans fondement… le dossier de plainte de Min Hee-jin contre HYBE classé sans suite pour l’ensemble

Aucune des plaintes de Min Hee-jin, l’ex-présidente d’ADOR, contre HYBE n’aboutit à une mise en examen pour diffamation et entrave aux affaires

Un point final dans le bras de fer judiciaire : le parquet donne raison à HYBE

Dans une guerre totale entre « Min Hee-jin », l’ancienne dirigeante d’ADOR, et « HYBE », l’institution judiciaire a fini par reconnaître la validité de la position du groupe. L’affaire, devenue une véritable bombe à retardement pour l’ensemble de l’industrie K-pop au-delà d’un simple conflit de gouvernance, entre dans une toute nouvelle phase grâce à la décision de classement sans suite prise par le parquet.

Min Hee-jin, ancienne dirigeante d’ADOR, devant le tribunal\n[photo d’archives, Yonhap] Min Hee-jin, ancienne dirigeante d’ADOR, témoigne lors d’un procès au tribunal de district central de Séoul, le 11 septembre de l’année dernière, dans une affaire liée à HYBE : demande de paiement du prix des actions et confirmation de la résiliation du contrat entre actionnaires. 2025.9.11
Min Hee-jin, ancienne dirigeante d’ADOR, devant le tribunal\n[photo d’archives, Yonhap] Min Hee-jin, ancienne dirigeante d’ADOR, témoigne lors d’un procès au tribunal de district central de Séoul, le 11 septembre de l’année dernière, dans une affaire liée à HYBE : demande de paiement du prix des actions et confirmation de la résiliation du contrat entre actionnaires. 2025.9.11

Conclusion ferme du parquet : « aucune des accusations »

L’information relayée le 11 par le milieu juridique est sans ambiguïté. Au sein du parquet du district ouest de Séoul, la première chambre pénale a classé sans suite l’ensemble du dossier de plainte déposé par « Min Hee-jin », l’ex-présidente, à compter du mois dernier, le 27. Les principales accusations écartées sont les suivantes.

  • Entrave aux affaires et diffamation : à l’encontre de six cadres clés de HYBE, dont Park Ji-won, ancien président (aucune infraction retenue)

  • Diffamation : à l’encontre de quatre dirigeants de Belift Lab, dont Kim Tae-ho (aucune infraction retenue)

  • Violation de la loi sur les réseaux d’information et de communication : soupçon d’accès non autorisé à un messager interne (aucune infraction retenue)

Une décision forte qui laisse entendre que les soupçons formulés jusqu’alors n’ont pas réussi à obtenir une légitimité juridique.

L’étincelle de la rupture : la vérité autour de la controverse « gestion par la sorcellerie »

Le point le plus brûlant de cette affaire a été, sans conteste, le cadre de « gestion par la sorcellerie ». En avril dernier, HYBE a diffusé un communiqué choc indiquant que l’ancienne présidente Min aurait négocié l’ensemble de la gestion avec un chaman et aurait préparé la résiliation du contrat de NewJeans. Min Hee-jin a vivement contesté, qualifiant les faits de mensonges malveillants, mais le regard de l’autorité judiciaire a été sans concession. Le parquet a relevé des éléments montrant des discussions avec un chaman sur des sujets liés à la gestion, et en a conclu que les révélations de HYBE n’étaient pas mensongères.

« La controverse sur le plagiat de NewJeans par ILLIT » obtient un non-lieu sur le plan juridique

La « controverse sur le plagiat de NewJeans par ILLIT », qui avait divisé la communauté des fans K-pop en deux camps, s’est elle aussi achevée. L’accusation de diffamation engagée à propos d’une vidéo publiée par Belift Lab sur YouTube, dans laquelle le groupe affirme : « ILLIT ne copie pas les chorégraphies et les tenues de NewJeans », a également été classée sans suite. À l’endroit délicat entre ressemblances artistiques et frontière du plagiat, le parquet a reconnu le droit à la défense de Belift Lab ainsi que la liberté d’expression.

Un audit légitime ou une surveillance illégale ?

Concernant les soupçons de violation de la loi sur les réseaux d’information et de communication liés à la lecture non autorisée de courriels et de messages internes, le parquet n’a pas relâché sa vigilance. L’appréciation du parquet — « un accès aux informations effectué dans le cadre des pouvoirs d’audit légitimes » — devrait, selon les perspectives, constituer un précédent important en fixant des lignes directrices claires pour les procédures d’audit au sein des entreprises à l’avenir.

Un énorme bouleversement sur le plan des rapports de force dans la carte du pouvoir K-pop

Le classement sans suite prononcé par le parquet dépasse la simple victoire ou défaite juridique. Alors que les risques juridiques portés par HYBE sont désormais totalement écartés, la tension jusque-là palpable entre les deux parties s’effondre, et la direction de l’industrie s’engage vers un nouvel élan.

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