BTS Jin « baiser surprise » : un Japonais dépose un écrit, mais ne se présente pas à la première audience

Cet homme d’une cinquantaine d’années, qui a échangé un baiser surprise lors d’une réunion de câlins en souvenir de sa libération, ne produit qu’un écrit dont le sens reste indéterminé et manque la première audience

BTS Jin [photo d’archive de Yonhap]
BTS Jin [photo d’archive de Yonhap]

Jusqu’au tribunal, un fan dans l’erreur : première audience chaotique pour l’accusation de gestes déplacés à l’encontre de Jin de BTS

La première audience de l’affaire dite de « baiser surprise » visant le membre Jin du groupe mondialement connu BTS, qui a sidéré la planète entière, s’est achevée de façon dérisoire à cause de l’absence flagrante du prévenu. Sous le prétexte d’un prétendu « fan-dévotion », un acte criminel manifeste a déraillé jusque sur le banc de la justice.

Le 14, dans le cadre d’une procédure criminelle de première instance (chambre 9, division unique) du tribunal de district de Séoul-Est (le juge Lee Ji-min), le premier procès de l’accusation de « gestes déplacés » portée contre une femme japonaise de la cinquantaine d’années, M. (M. est son nom), s’est enlisé en raison de la disparition soudaine du prévenu. Le tribunal a déclaré : « Le prévenu a soumis un document par courrier, mais il est impossible d’en déchiffrer clairement l’intention. » Il a aussi laissé paraître son incompréhension. Puis il a ajouté : « La tenue des débats est reportée à la prochaine audience, fixée le 16 à 11 heures. »

Tout a commencé le 13 juin 2024, juste après le retour de Jin auprès de ses fans, une fois son service militaire terminé. Lors de l’événement « Free Hugs », à but de remerciement, qui s’est tenu à la salle omnisports intérieure de Jamsil, dans le district de Songpa à Séoul, et qui réunissait 1 000 personnes, M. a franchi la ligne en plaquant subitement ses lèvres sur la joue de Jin. À l’instant même, le visage de Jin, incapable de cacher son trouble, a frappé les timelines du monde entier, et l’incident a dépassé le simple « malentendu » pour se transformer en une grave controverse de « harcèlement sexuel ».

La colère du public a déclenché immédiatement le lancement de l’enquête policière. Les autorités d’enquête ont d’abord identifié l’identité de M. grâce à une « coopération Interpol », mais elles se sont heurtées à un obstacle : M. étant résidente à l’étranger, des poursuites ont été stoppées. Toutefois, lorsque M. est entré soudainement et volontairement au pays, l’enquête a pris une accélération. Le parquet, appliquant le principe de tolérance zéro, l’a renvoyé devant le tribunal.

Compte tenu de la pratique du milieu juridique, selon laquelle, pour les prévenus de nationalité étrangère, on accorde en général un délai d’environ six mois avant de fixer une date après la mise en examen, cette absence à l’audience donne de nombreuses raisons de croire qu’elle relève d’une manœuvre de tromperie envers l’appareil judiciaire. Le 16 à venir, M. apparaîtra-t-il au tribunal pour répondre de ses « actes illégaux » ? Les regards se tournent désormais vers cette question.

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