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« J’ai peur qu’il ne reste que de vieux arbres » : le président Lee Jae-myung promet à Cannes de restaurer l’« échelle » du K-content

Au « Sommet Lumière » en France, le président s’entretient avec les figures du K-content, dont Netflix, et répond à la demande de Lee Chang-dong sur les avantages fiscaux pour l’investissement privé : « Nous allons l’examiner immédiatement »

En visite d’État en France, le président Lee Jae-myung a participé le 7 (heure locale) au « Sommet Lumière », une conférence internationale de premier plan consacrée à l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel, organisée près de Nice. Il y a rencontré plusieurs figures du cinéma coréen et promis un soutien global à l’« écosystème » du « K-content ». Une démarche qui consiste à regarder en face la crise structurelle dissimulée derrière les apparences florissantes du secteur et à rechercher des solutions à l’échelle nationale.

Le président Lee Jae-myung pose le 7 (heure locale) avec une pancarte à la main lors d’une photo souvenir prise à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, dans le sud de la France, après la cérémonie d’ouverture du « Sommet Lumière », conférence internationale consacrée au cinéma et à l’audiovisuel. Cette rencontre réunissait les réalisateurs et acteurs coréens invités au sommet. De droite à gauche : Kim Do-yeon, l’acteur Seol Kyung-gu, l’actrice Jeon Do-yeon, le président Lee Jae-myung, Lee Chang-dong, la réalisatrice Jung Joo-ri, Kim Min-young, vice-présidente chargée des contenus pour la région Asie-Pacifique chez Netflix, et la modératrice Ahn Hyun-mo. (Saint-Paul-de-Vence [France] = Yonhap)
Le président Lee Jae-myung pose le 7 (heure locale) avec une pancarte à la main lors d’une photo souvenir prise à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, dans le sud de la France, après la cérémonie d’ouverture du « Sommet Lumière », conférence internationale consacrée au cinéma et à l’audiovisuel. Cette rencontre réunissait les réalisateurs et acteurs coréens invités au sommet. De droite à gauche : Kim Do-yeon, l’acteur Seol Kyung-gu, l’actrice Jeon Do-yeon, le président Lee Jae-myung, Lee Chang-dong, la réalisatrice Jung Joo-ri, Kim Min-young, vice-présidente chargée des contenus pour la région Asie-Pacifique chez Netflix, et la modératrice Ahn Hyun-mo. (Saint-Paul-de-Vence [France] = Yonhap)

Derrière les apparences, une crise d’effondrement : « Il faut restaurer d’urgence les fondations de l’écosystème »

La rencontre, organisée autour du thème « Next Scene, parler de l’avenir du « K-content » », a réuni de nombreux acteurs clés du secteur, parmi lesquels les réalisateurs Lee Chang-dong et Jung Joo-ri, les acteurs Seol Kyung-gu, Jeon Do-yeon et Kim Do-yeon, ainsi que Kim Min-young, vice-présidente chargée des contenus pour la région Asie-Pacifique chez « Netflix ».

Le président Lee a estimé que « le cinéma coréen a connu, en moins de 100 ans, une croissance remarquable aux yeux du monde entier ». Il a attribué cette réussite à « l’environnement politique libre et au développement de la démocratie, qui constituent le socle de la culture et des arts ». Après ces éloges, il a toutefois livré une analyse sévère. À propos de la structure actuelle de l’industrie cinématographique sud-coréenne, il a exprimé sa vive inquiétude : « Les fruits sont gros et éclatants, mais les petits arbres et les herbes au pied se dessèchent, ne laissant qu’un arbre gigantesque et ancien. »

Il a notamment dénoncé la polarisation des capitaux : « L’échelle de la croissance s’est complètement brisée. Les grands films nécessitant des investissements considérables sont désormais l’apanage des investisseurs mondiaux, tandis que les films d’auteur et indépendants dont la rentabilité commerciale est incertaine sont laissés à l’abandon. » Il a poursuivi : « Pour mettre fin à cette structure difforme, brillante en surface mais pourrie de l’intérieur, le gouvernement doit intervenir et combler les failles de l’« écosystème ». » S’adressant également au réalisateur Lee Chang-dong, il a déclaré que « grâce au dévouement de la génération précédente, il faut désormais ouvrir un espace d’opportunités permettant aux jeunes professionnels du cinéma de prendre leur essor », soulignant la nécessité d’un soutien concret aux nouveaux créateurs.

Le président Lee Jae-myung, lors de son échange avec des professionnels du cinéma
Le président Lee Jae-myung, lors de son échange avec des professionnels du cinéma

Face au gel des investissements, une piste de sortie : « Examiner immédiatement les avantages fiscaux pour les capitaux privés »

Les témoignages venus du terrain étaient alarmants. Le réalisateur Lee Chang-dong a déclaré : « Une crise structurelle a frappé l’ensemble du monde du cinéma. Même pour mes propres films, il est aujourd’hui difficile d’attirer des investissements en Corée du Sud. » Il a souligné que « même si le cinéma coréen a acquis sur la scène internationale une stature comparable à celle de la France, il reste très en retard en termes de solidité et de santé de son industrie », avant de demander avec insistance une extension substantielle des « avantages fiscaux » destinés à favoriser l’afflux de capitaux privés.

Le président Lee, qui prenait soigneusement des notes en écoutant les difficultés exposées par les participants, a assuré : « Dès mon retour, je demanderai un examen des politiques concernées. Je répondrai impérativement par des résultats concrets et efficaces. » Il a ainsi annoncé une réaction rapide. Après cette discussion consacrée à des dossiers lourds, il s’est mêlé sans façon aux participants et a affiché un leadership plus chaleureux, prenant notamment des selfies avec eux après avoir plaisanté : « Ma femme m’a expressément demandé de revenir avec une photo. »

Le président Lee a ensuite participé au déjeuner officiel du « Sommet Lumière » avec le président français Emmanuel Macron et leurs épouses, au terme de la rencontre. Il y a lancé un message fort : « Unissons-nous, par-delà nos différences culturelles, pour faire pleinement s’épanouir la valeur de la diversité et éclairer l’avenir commun de l’humanité », affirmant ainsi sa stature de dirigeant culturel de premier plan sur la scène mondiale.

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