![Le critique Tony Rayns en visite au Festival international du film de Busan 2012 [Photo/ Yonhap]](https://cdn.www.cineplay.co.kr/w900/q75/article-images/2026-07-08/76c1e8e3-c27f-4578-9d0c-c81f6e30ac3b.jpg)
« La boussole éternelle du cinéma coréen », à la mémoire de Tony Rayns
Celui qui a mené le cinéma coréen des marges jusqu’au cœur du monde, « l’Explorateur aux yeux bleus », nous a quittés. Le célèbre critique et programmateur britannique « Tony Rayns » est décédé le 8. Sans ses analyses incisives et son engagement, la renaissance du cinéma coréen aurait sans doute tardé bien davantage à s’imposer.
« Le Festival international du film de Busan (BIFF) » a exprimé, sur ses réseaux sociaux officiels, ses profondes condoléances : « Tony Rayns est mort. Il a fait connaître au monde, plus que quiconque, la valeur du cinéma coréen et du cinéma asiatique. » Né en 1948, le défunt a été évalué comme l’une des premières figures capables de percevoir le potentiel explosif du cinéma coréen. Il a en effet exercé comme critique du prestigieux média de la British Film Institute (BFI) « Sight & Sound », et comme programmateur de « le Festival du film de Londres », « le Festival international du film de Vancouver ».
L’anecdote la plus emblématique qui atteste de son sens aigu est sa relation avec « le réalisateur Bong Joon-ho ». En 1994, alors que Bong était encore inconnu, c’est lui qui a obtenu une invitation immédiate pour le court métrage « Jiri-myeol-lyeol » aux festivals de Vancouver et de Hong Kong. C’est ainsi qu’il a fait connaître au monde, en première mondiale, la naissance de l’homme qui allait ensuite faire s’effondrer les votes aux Oscars.
L’Alliance qu’il entretenait avec le monde du cinéma coréen allait au-delà d’une simple relation entre critique et auteur. Lors de la création du « Festival international du film de Busan » en 1996, il avait accepté de siéger au sein du comité consultatif, posant ainsi des bases solides qui ont permis au festival de devenir, aujourd’hui, l’un des tout premiers festivals de cinéma en Asie. En reconnaissance de ces mérites, en 2012, le documentaire « Tony Rayns et les 25 ans de cinéma coréen » consacré à sa trajectoire a été projeté. Il a également reçu l’honneur, en tant que premier étranger, de se voir remettre par la « Commission coréenne pour la promotion du cinéma » le « Prix de reconnaissance du cinéma coréen ».
Le président sortant du Festival international du film de Busan, « Kim Dong-ho », qui a tissé depuis le lancement du festival une amitié particulière avec lui, a déclaré : « Une personne qui a contribué de manière considérable à faire connaître le cinéma coréen au monde. » Il a fait part d’un chagrin immense. L’anecdote de M. Kim, qui, il y a environ cinq ans, s’était déplacé jusqu’en Grande-Bretagne pour rendre visite au défunt, alors qu’il était en traitement, dit à elle seule combien, au-delà de ces deux hommes, l’industrie du cinéma coréen nourrit envers lui une profonde estime et des égards. Ses pas, qui ont constitué l’un des soutiens les plus solides du cinéma coréen, resteront à jamais inscrits dans l’histoire du cinéma.

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