BTS « Swim » : soupçons de plagiat aux États-Unis, BigHit réplique fermement

Des compositeurs américains accusent un plagiat à partir de démos et déposent une plainte contre HYBE, BigHit Music prévient qu’elle mènera une riposte juridique, assurant qu’il s’agit d’une « création indépendante » manifeste.

Le groupe BTS en concert à Las Vegas (États-Unis)\n[Fourni par BigHit Music. Revente et base de données interdites]
Le groupe BTS en concert à Las Vegas (États-Unis)\n[Fourni par BigHit Music. Revente et base de données interdites]

La entrée de maîtres mondiaux de la pop : au cœur du conflit pour les droits d’auteur, et ses répercussions

Le groupe « BTS », au sommet de la scène pop mondiale, a rencontré un obstacle inattendu. À propos de la chanson titre « Swim » (SWIM) de leur cinquième album studio « Arirang », une action en violation de droits d’auteur a été déposée aux États-Unis. La maison de disques « BigHit Music » a aussitôt réfuté les accusations, les qualifiant d’allégations infondées sans aucun mérite, et annonce une riposte juridique résolue.

Selon le média musical spécialisé « Billboard », un groupe de trois compositeurs locaux menés par Steve Cooper a frappé à la porte du tribunal, affirmant que le « Swim » de BTS aurait été tiré sans autorisation de leurs démos portant le même titre. Dans la plainte déposée, les dirigeants des labels, dont « HYBE » et « HYBE America », ainsi que « BigHit Music », figurent parmi la liste des défendeurs, tout comme le producteur mondial « Ryan Tedder » (OneRepublic), impliqué dans le travail sur le morceau. En revanche, les artistes eux-mêmes, dont « RM », qui ont participé à l’interprétation vocale et à la production, ne sont pas visés par la procédure, limitant l’impact direct.

Le cœur de l’argumentaire des demandeurs repose sur ce qu’ils appellent la « l’accessibilité ». Ils expliquent qu’à partir de mars de l’an dernier, ils ont distribué des enregistrements démo à des professionnels de l’industrie musicale locale, notamment le groupe de publication d’artistes (APG). Ils avancent ainsi l’hypothèse que cette chaîne a conduit le morceau jusqu’aux créateurs de « Swim ». Ils ont en outre mis en avant, au premier plan, le célèbre musicologue « Alexander Stewart », actif dans plusieurs grands contentieux en matière de droits d’auteur, de l’affaire Ed Sheeran à celle de Led Zeppelin. M. Stewart a soumis au tribunal un avis tranché de « chanson copiée », affirmant : « Il existe des ‘similarités’ qu’on ne peut pas ignorer, aussi bien pour la partie du refrain (Hook) où le titre se répète que pour la structure harmonique, le rythme et la texture. »

Mais la position de « BigHit Music » est tout aussi nette. Dans une déclaration officielle du 10, l’entreprise assure que « cette action ne fait qu’alimenter une affaire unilatérale et sans fondement de la part des demandeurs », avant d’affirmer que « Swim » est une « création originale » ne faisant intervenir aucune influence extérieure. Dans le marché mondial de la pop, alors que la place du K-pop atteint son apogée, cette bataille pour les droits d’auteur est aussi perçue comme un rite de passage auquel les plus grands artistes doivent, par fatalité, faire face. À l’approche de joutes juridiques rigoureuses, la communauté musicale du monde entier se passionne pour l’orientation que prendra, par la suite, chaque camp quant à la vérité.

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